Quelle capacité de citerne souple choisir selon mon exploitation ?

L'eau est au cœur de toute activité agricole. Qu'il s'agisse d'irriguer des cultures, d'abreuver un troupeau ou d'assurer le nettoyage des équipements, la gestion des réserves hydriques conditionne directement la performance et la résilience d'une exploitation. Choisir la bonne capacité de citerne souple est donc une décision stratégique, qui mérite une approche méthodique plutôt qu'une estimation approximative.

Pourquoi opter pour une citerne souple plutôt qu'un réservoir rigide ?

 

Avant d'aborder le calcul du volume, il convient de comprendre pourquoi les citernes souples séduisent de plus en plus d'agriculteurs. Fabriquées en tissu 100 % polyester avec enduction PVC, disponibles en grammages 900, 1100 ou 1300 g/m², elles offrent une résistance à la déchirure supérieure ou égale à 500 N et une tenue en température de -30 °C à +70 °C. Elles ne nécessitent aucun permis de construire, se transportent facilement à vide, se déploient rapidement sur le terrain et ne requièrent aucun entretien particulier.

Leur mise en œuvre aisée en fait une solution idéale pour les exploitations qui ont besoin de stocker de l'eau de forage, d'eau de source ou d'eau pluviale, de manière provisoire ou permanente, en un point précis de leurs parcelles. Découvrez l'ensemble de nos solutions de citerne souple pour l'agriculture adaptées à chaque type d'exploitation.

Étape 1 : identifier vos besoins en eau

 

La première démarche consiste à recenser l'ensemble de vos usages. Sur une exploitation agricole, les besoins se répartissent généralement en trois grandes catégories.

L'irrigation représente souvent le poste le plus important. À titre indicatif, un hectare de maïs en période estivale peut nécessiter entre 400 et 600 m³ d'eau sur la saison. Les cultures maraîchères, plus exigeantes, peuvent dépasser ces valeurs. L'objectif n'est pas de stocker toute la saison d'irrigation, mais de disposer d'une réserve tampon qui vous affranchit des contraintes de débit ou de disponibilité réseau aux moments critiques.

L'abreuvement du bétail est plus constant et plus prévisible. Une vache laitière consomme en moyenne 80 à 120 litres par jour, une brebis entre 3 et 10 litres selon la saison. Multiplier cet apport quotidien par le nombre de jours d'autonomie souhaité vous donnera un premier ordre de grandeur.

Le nettoyage des bâtiments, des matériels et des zones de traite représente enfin un poste souvent sous-estimé, mais qui peut peser plusieurs dizaines de mètres cubes par mois sur une exploitation d'élevage. À noter que les eaux de lavage issues de ces opérations constituent des effluents agricoles qui nécessitent eux aussi un stockage réglementaire adapté.

Étape 2 : intégrer la pluviométrie locale

Si votre citerne est alimentée par récupération d'eau de pluie ou de ruissellement, la pluviométrie locale devient un paramètre central. Le volume récupérable dépend de la surface de collecte disponible, du coefficient de ruissellement de cette surface et des précipitations moyennes mensuelles de votre secteur.

La formule est simple : volume récupérable (m³) = surface de collecte (m²) x pluviométrie (m) x coefficient de ruissellement. Ce coefficient est généralement compris entre 0,8 et 0,9 pour une toiture en tôle, et autour de 0,6 pour une surface enherbée. En croisant cette donnée avec vos besoins mensuels, vous identifiez les mois déficitaires, c'est-à-dire ceux pour lesquels votre stock devra couvrir l'écart entre l'offre et la demande.

Étape 3 : déterminer le volume de stockage adapté

Une fois vos besoins quantifiés et votre ressource évaluée, vous pouvez dimensionner votre citerne. La règle généralement retenue est de viser une autonomie de 15 à 30 jours sur la période de pointe, afin d'absorber les aléas climatiques sans rupture d'approvisionnement.

La gamme disponible couvre des volumes allant de 1 à 600 m³, avec des dimensions et des hauteurs adaptées à chaque situation. Quelques repères concrets issus de la gamme :

  • Une citerne de 10 m³ mesure 5,70 x 2,96 m à vide pour une hauteur maximale de 0,90 m

  • Un modèle de 50 m³ occupe 8,80  x 5,94 m pour une hauteur de 1,50m

  • Une citerne de 100 m³ s'étend sur 12,10 x 7,40 m pour une hauteur de 1,55 m

  • Les grands volumes jusqu'à 600 m³ atteignent 24,50 x 17,80 m pour une hauteur maximale de 1,60 m

Ces données permettent d'anticiper précisément l'emprise au sol et de vérifier la faisabilité sur votre parcelle, sans surprise à l'installation. Plusieurs citernes peuvent également être reliées entre elles pour augmenter la capacité totale tout en conservant la modularité.

Étape 4 : choisir les équipements adaptés à votre usage

Le dimensionnement ne se limite pas au volume. Les équipements intégrés jouent un rôle déterminant dans la praticité quotidienne. En configuration standard, la citerne est livrée prête à l'emploi avec un remplissage et une vidange latéraux en DN50 mm, bridés et boulonnés en inox, équipés d'une vanne et d'un raccord symétrique pompier, un trop-plein de sécurité et une trappe de visite centrale.

Pour des usages intensifs, des options complètent cette base : diamètres de piquage plus importants (DN80 ou DN100), kits pompe et surpresseur, système de gestion de niveau, ou encore raccords adaptés à vos équipements existants. L'implantation, le nombre et le type des équipements peuvent être entièrement personnalisés selon vos contraintes de terrain.

Faire le bon choix dès le départ

Un sous-dimensionnement vous exposera à des ruptures de stock au pire moment, tandis qu'un surdimensionnement immobilisera inutilement du capital. En appliquant cette méthode de calcul et en vous appuyant sur une gamme allant de 1 à 500 m³, vous disposez de tous les éléments pour choisir une solution parfaitement calibrée à la réalité de votre exploitation, durable, fiable et fabriquée en France.


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