Bac de rétention : réglementation et règle de calcul du volume

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Une cuve qui fuit, un raccord qui cède, une vanne mal fermée : sans rétention, le liquide part dans le sol, le réseau pluvial ou le cours d'eau le plus proche. C'est pour cela que la réglementation impose une capacité de rétention sous la plupart des stockages de liquides polluants. Bac acier, bac plastique, fosse ou bassin : voici comment calculer le volume exigé et choisir la bonne solution.

À quoi sert une rétention ?

Une rétention est un volume étanche placé sous ou autour d'un stockage. Elle recueille le liquide en cas de fuite ou de rupture, le temps de le pomper et de l'éliminer correctement. Elle protège le sol, les eaux souterraines et les réseaux, et limite l'étendue d'un éventuel incendie de liquide inflammable.

Elle concerne tous les liquides susceptibles de polluer les eaux ou les sols : hydrocarbures, huiles, produits chimiques, engrais liquides, effluents concentrés.

La règle de calcul : 100 % ou 50 %

La règle de base figure dans de nombreux arrêtés applicables aux installations classées (ICPE), notamment l'arrêté du 2 février 1998 (article 10) et l'arrêté du 22 décembre 2008 (article 2.7.2). La capacité de rétention doit être au moins égale à la plus grande des deux valeurs suivantes :

  • 100 % de la capacité du plus grand réservoir ;

  • 50 % de la capacité totale des réservoirs associés à la rétention.

Exemple avec plusieurs cuves

Trois cuves de 10 m³, 10 m³ et 20 m³ sont placées dans la même rétention, soit 40 m³ au total.

  • 100 % du plus grand réservoir : 20 m³.

  • 50 % de la capacité totale : 20 m³.

La rétention doit donc faire au moins 20 m³.

Exemple avec une seule cuve

Une cuve unique de 30 m³ demande une rétention d'au moins 30 m³, puisque le plus grand réservoir est aussi le seul.

Le cas des petits contenants

Pour un stockage composé uniquement de récipients mobiles de 250 litres ou moins (fûts, bidons), la règle est différente. La rétention doit être au moins égale :

  • à la capacité totale des récipients, si celle-ci est inférieure à 800 litres ;

  • à 20 % de la capacité totale, avec un minimum de 800 litres, si celle-ci dépasse 800 litres.

Exemple : 20 fûts de 200 litres, soit 4 000 litres. 20 % de 4 000 litres font 800 litres : la rétention doit faire au moins 800 litres.

Les autres exigences à respecter

 

  • L'étanchéité : la rétention doit résister à l'action physique et chimique des liquides qu'elle peut recevoir.

  • La séparation des produits incompatibles : deux liquides qui réagissent ensemble, par exemple un acide et une base, ne doivent pas partager la même rétention.

  • La gestion des eaux de pluie : une rétention à ciel ouvert se remplit d'eau à chaque averse. Elle doit être vidée régulièrement, sans rejeter de liquide pollué, sinon son volume utile diminue.

  • Le contrôle : la rétention doit rester accessible et vérifiable, sans fuite ni fissure.

Des règles sectorielles peuvent compléter ce socle. La réglementation du stockage des engrais liquides impose par exemple une rétention spécifique, et le stockage des produits dangereux obéit à ses propres prescriptions selon la rubrique ICPE concernée.

Bac, fosse ou bassin : quelle rétention choisir ?

Le bac de rétention

En acier, en polyéthylène ou en inox, le bac convient aux fûts, aux cubitainers et aux petites cuves. Il est prêt à l'emploi mais limité en volume.

La rétention maçonnée

Une cuvette en béton entoure les cuves fixes. Elle est durable mais demande un chantier de génie civil et doit rester étanche dans le temps.

La rétention souple pour les grands volumes

citerne souple

Pour les stockages de plusieurs dizaines ou centaines de m³, notamment les citernes souples, il faut une rétention de grande dimension. Citerpack propose trois solutions de rétention pour fosse et bassin, conçues pour l'extérieur avec une résistance aux UV et une plage d'utilisation de -30 °C à +70 °C :

  • la fosse sur talus : une cavité bordée d'un talus incliné à 45°, revêtue d'une membrane en PVC armé ;

  • le bassin sur muret : des murs en parpaings et une membrane ajustée aux angles, adapté aux produits sensibles ;

  • la rétention autoportante sur équerres : des équerres rigides en aluminium ou en acier galvanisé, idéale pour les espaces restreints.

Ces solutions accompagnent notamment les citernes souples pour engrais liquides et les réservoirs souples pour produits chimiques et hydrocarbures. Pour savoir quels liquides peuvent être stockés en fosse de rétention, la compatibilité de la membrane avec le produit doit toujours être vérifiée.


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