Aire de lavage de véhicules : utiliser l'eau de pluie stockée
Camions, bus, bennes à ordures, engins de chantier : laver une flotte consomme beaucoup d'eau, et cette eau est souvent de l'eau potable facturée au mètre cube. Pourtant, les sites qui lavent des véhicules disposent presque toujours d'une ressource gratuite au-dessus de leur tête : la toiture de leurs bâtiments. Stocker l'eau de pluie pour l'aire de lavage réduit la facture et rend l'activité moins dépendante des restrictions d'eau en été.
Pourquoi utiliser l'eau de pluie pour laver des véhicules ?
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Un usage qui ne demande pas d'eau potable : la carrosserie et les châssis n'ont pas besoin d'une eau de qualité alimentaire.
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Une eau douce : l'eau de pluie est naturellement pauvre en calcaire, ce qui limite les traces après séchage et l'entartrage des équipements haute pression.
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Une économie directe : chaque mètre cube d'eau de pluie utilisé est un mètre cube d'eau du réseau en moins.
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Une meilleure résilience : en période de sécheresse, les arrêtés préfectoraux peuvent restreindre le lavage des véhicules avec l'eau du réseau. Disposer d'une réserve propre aide à maintenir l'activité, dans le respect des règles locales.
Qui est concerné ?
Tous les sites qui lavent régulièrement des véhicules et disposent de grandes toitures :
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transporteurs et logisticiens ;
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collectivités (centres techniques, bennes, bus) ;
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entreprises de BTP et de location d'engins ;
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concessions et ateliers poids lourds ;
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exploitations agricoles pour le lavage du matériel.
Ce que dit la réglementation
Deux sujets distincts sont à considérer.
L'utilisation de l'eau de pluie
Le cadre a été refondu en 2024 : le décret n° 2024-796 et l'arrêté du 12 juillet 2024, en vigueur depuis le 1er septembre 2024, encadrent les usages domestiques des eaux de pluie et remplacent l'arrêté de 2008. Pour un usage professionnel, il faut vérifier auprès de la préfecture ou de la DDT les démarches applicables à votre site. Pour un rappel des règles générales, voir la loi sur l'eau de pluie.
Le rejet des eaux de lavage
C'est le point le plus encadré, quelle que soit l'origine de l'eau. Les eaux de lavage contiennent des hydrocarbures, des boues et des détergents. Elles doivent passer par un prétraitement, en général un débourbeur et un séparateur à hydrocarbures, avant tout rejet. Le rejet au réseau d'assainissement nécessite l'accord de la collectivité. Selon leur activité, certaines aires de lavage relèvent aussi de la réglementation des installations classées (ICPE).
En résumé : l'eau de pluie remplace l'eau d'alimentation, mais ne dispense pas du traitement des eaux sales.
Comment dimensionner le stockage ?
Le calcul croise deux données : ce que la toiture peut collecter et ce que l'aire de lavage consomme.
1. Le volume collectable
Il se calcule ainsi : surface de toiture (m²) × pluviométrie annuelle (m) × coefficient de ruissellement.
Exemple : un entrepôt de 2 000 m² de toiture, dans une zone qui reçoit 700 mm de pluie par an, avec un coefficient de 0,9 pour une toiture métallique : 2 000 × 0,7 × 0,9 = 1 260 m³ par an.
2. Le besoin de lavage
Il dépend du nombre de véhicules, de la fréquence et du matériel utilisé (haute pression, portique, recyclage partiel). Le plus fiable est de relever la consommation actuelle sur le compteur de l'aire de lavage.
3. Le volume de la réserve
Le volume de la réserve doit couvrir les périodes sèches entre deux épisodes de pluie, souvent plusieurs semaines en été. Un site qui consomme 10 m³ par semaine et vise un mois d'autonomie a besoin d'environ 40 m³.
Pourquoi une citerne souple pour l'aire de lavage
Sur un site professionnel, la réserve doit être volumineuse, rapide à installer et facile à placer sur une emprise disponible. La citerne souple répond à ces contraintes :
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de grands volumes en un seul réservoir : la gamme de récupérateurs d'eau de pluie Citerpack va de 1 à 600 m³ ;
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pas de génie civil lourd ni de permis de construire : une plate-forme plane suffit ;
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une pose en quelques heures, sans arrêter l'activité du site ;
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une résistance de -30 °C à +70 °C et des matériaux résistants aux UV pour une pose en extérieur ;
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une capacité évolutive : on peut relier plusieurs citernes si le parc de véhicules grandit.
Pour une installation complète, prévoyez :
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un filtre en sortie de gouttière pour retenir feuilles et débris ;
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la citerne, avec un trop-plein raccordé au réseau pluvial ;
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une pompe ou un surpresseur adapté au matériel de lavage ;
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un appoint par l'eau du réseau, avec disconnexion, pour les périodes très sèches ;
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le prétraitement des eaux de lavage avant rejet.
FAQ
Peut-on laver des camions avec de l'eau de pluie ?
Oui. L'eau de pluie convient au lavage des véhicules. Il faut toutefois vérifier les démarches applicables à un usage professionnel auprès de la préfecture et traiter les eaux de lavage avant rejet.
Faut-il traiter l'eau de pluie avant le lavage ?
Une filtration en entrée de citerne suffit généralement pour ce type d'usage. L'eau ne doit pas être reliée au réseau d'eau potable sans dispositif de disconnexion.
Quel volume de citerne pour une aire de lavage ?
Tout dépend de la consommation hebdomadaire et de l'autonomie visée. Un site qui consomme 10 m³ par semaine a besoin d'environ 40 m³ pour un mois.
L'eau de pluie dispense-t-elle du séparateur à hydrocarbures ?
Non. Le séparateur traite les eaux sales après lavage. Il reste nécessaire quelle que soit l'origine de l'eau utilisée.
Peut-on laver ses véhicules pendant une sécheresse ?
Cela dépend de l'arrêté préfectoral en vigueur. Consultez les mesures de votre département sur VigiEau avant de laver.
